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Déclaration SNES-SNEP-FSU au CTSD du 10 mars 2017

10 mars

DECLARATION SNES/FSU au CTD 10 MARS 2017

Madame la Directrice Académique, Mesdames, Messieurs,

Avec la hausse des effectifs dans le département et la mise en place de la réforme du collège, la rentrée 2017 se caractérise une nouvelle fois par des moyens insuffisants tant en création de postes qu’en structures. Malgré l’annonce faite par la Ministre de l’Education Nationale sur la création de 54 000 postes, nous déplorons qu’ils restent insuffisants et que les conditions ne s’améliorent toujours pas dans les collèges de notre département. Dans les documents de ce CTD, nous comptons 31 postes supplémentaires à la rentrée 2017, contre 28 créés l’année dernière, alors que le delta de collégiens a plus que doublé (812 élève supplémentaires contre 304 l’année dernière). Les 3 créations de postes supplémentaires ne suivent donc pas la même logique et restent largement insuffisants face aux besoins en nette augmentation à partir de cette rentrée et pour les années à venir.

Les collèges du Val-de-Marne sont proches de la saturation en terme de capacité d’accueil. Sept communes en 2017 et cinq de plus en 2018 subiront des modifications de sectorisation pour faire face aux effectifs pléthoriques dans notre département. Etant donné ce contexte exceptionnel, nous demandons une politique volontariste de créations de postes et non la multiplication des HSA et des BMP qui ne permettent ni la constitution d’équipes stables, ni de mener à bien des projets de facon pérenne, ni de dispenser un enseignement de qualité.

De plus, les créations de poste ne prennent pas en compte les dédoublements nécessaires dans certaines matières voire de façon plus étendue en éducation prioritaire qui souffre aujourd’hui d’effectifs trop chargés. Les 3 heures d’autonomie introduites avec la réforme du collège, ne permettent pas de couvrir tous les besoins en dédoublements et la suppression des classes bilangues entraine des regroupements de langues comptant près de 30 élèves.

Nous rappelons que pour la FSU, le repère est de vingt élèves par classe en éducation prioritaire. Nous constatons aujourd’hui qu’aucune classe n’a de tels effectifs et qu’en établissement ordinaire les effectifs dépassent 28 élèves par classe.

Les créations de postes participent à l’attractivité du métier car elles garantissent de meilleures conditions de travail pour des jeunes enseignants qui peuvent plus aisément s’intégrer dans des équipes sur le long terme et éviter de partager leur service sur plusieurs établissements.

Par ailleurs et contrairement aux autres années, les implantations de postes stagiaires par établissement ont disparu des documents, or, nous aimerions connaître les supports stagiaires même s’ils sont provisoires afin de s’assurer que l’engagement pris l’année dernière de ne pas affecter de stagiaires en établissement difficile est reconduit.

Concernant les suppressions de postes, c’est sans surprise que nous constatons 3 suppressions de postes sur 11 en Lettres classiques, discipline fortement impactée par la réforme du collège, dont 1 seul transformé en lettres modernes.

En outre, les collègues touchés par des mesures de cartes scolaires seront-ils contactés et informés avant l’ouverture du serveur pour le mouvement intra-académique ?

Comme nous l’avions dénoncé au précédent CTSD, cette année encore, les CA ne se sont pas tenus avant la date de remontée des TRMD ne permettant pas aux élu-e-s de connaître les créations et suppressions de postes que nous allons étudier aujourd’hui. Nous réaffirmons que des chefs d’établissements disent n’avoir aucune obligation à le faire tant que la commission permanente s’est tenue, ce qui constitue un déni de démocratie envers les élu-e-s au Conseil d’Administration.

Pour ce qui est de l’enseignement de la natation, nous demandons à ce qu’il y ait une politique d’harmonisation rectorale (via la création d’un groupe de travail sur la question), des moyens à attribuer pour atteindre l’objectif que s’est donné la rectrice de 100% de nageurs. Aujourd’hui il y a une inégalité de modalité d’attribution et de répartition d’un département à l’autre et aucune perspective de prise en compte des besoins ne semble envisagée.

Enfin, le SNES/SNEP- FSU soutient les mobilisations des établissements comme le collège Joliot Curie de Fontenay-sous-Bois en grève mardi 14 mars. Nous continuerons également à lutter contre la fermeture des CIO ou leur transformation en points d’accueil, car dans ce derniers cas, les incertitudes restent nombreuses pour les personnels administratifs et des psychologues de l’Education Nationale.

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